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Le village
DAIX, UN DÉJÀ LONG PASSÉ...

"Distrus " en l'an 630, " Distrum " en 783, "Distacium" en 869, "Dez" en 1187 dans les parchemins de La Bussière, "Daix " en 1337, "Deix" en 1751 ... Les archives ne stabilisent réellement l'orthographe du nom qu'à partir de la fin du XVIII ème siècle.
 
Daix est un territoire pendant longtemps possédé par divers seigneurs, même étrangers à la région : ainsi sait-on qu'Eudes (ou Odon) de Marigny en est le seigneur en 1232, que Jean de Saulon cède toutes ses possessions sur Daix en 1252 au duc Hugues IV de Bourgogne - qui acquiert en 1259 la grange de Changey de Guillaume de Blaisy - et que le duc Robert II de Bourgogne achète en 1300, après la lui avoir donnée en fief en 1286, la totalité de la seigneurie de Daix à Eudes de Fouvent.
En 1383, le village compte 19 feux, c'est-à-dire environ 95 habitants, Champmoron en compte 4.
 
Au XVème siècle, l'ancien village descend du "Plain St Laurent" pour s'établir au pied de la colline, mais peu d’éléments aujourd’hui le démontrent. En 1477, après la mort de Charles Le Téméraire, Daix change plusieurs fois de mains.
 
Bénigne Serre, fils d’un riche marchand dijonnais, tient le poste de contrôleur des dons et octrois de Dijon en décembre 1515 puis celui de receveur général de Bourgogne en 1516. Il devient baron d’Esbarres et seigneur de Daix en 1522. Il atteint le poste de greffier en chef en 1523 et termine sa carrière au poste de président à la Chambre des Comptes de Dijon en 1535.
En 1552 lui succède Philibert Jaquot, seigneur de Neuilly. Époux de Madeleine Serre, fille de Bénigne, il devient premier président de la Chambre des comptes de Dijon en 1549, par démission de Bénigne Serre, son beau-père.
En 1561, le roi Charles IX ayant décidé de racheter les aliénations consenties par ses prédécesseurs, il n'est plus seigneur de Daix.

En 1591, les finances royales étant une fois de plus en difficultés, un édit du roi Henri IV permet à nouveau la vente de seigneuries (sauf celles trop importantes).
 
De 1610 à 1789, Daix connaît onze seigneurs : de Bénigne Jacquot I (1610-1632), premier président de la Chambre des comptes de Dijon - qui fit construire et aménager la maison seigneuriale, rue de Fontaine - à Louis Fardel II (1780-1792) en passant par Claude Fyot de la Marche, abbé de l'église Saint Étienne à Dijon (1688-1698).

Le 14 décembre 1789, la première loi municipale est votée : désormais, toutes les assemblées d’habitants, quelle que soit leur importance, auront la même organisation municipale, avec un maire et des conseillers élus à leur tête. L'époque des seigneurs de Daix est alors révolue !
 
A la suite des opérations de délimitation effectuées à partir de 1807 (qui incluent Bonvaux, Champmoron et Changey) la Commune de Daix trouve sa configuration actuelle pour un périmètre d'environ 20 kilomètres.
 
Les seigneurs de Daix de 1522 ? 1789
Les maires de Daix depuis la R?volution
 
LE BLASON DE DAIX
 
1983 a vu la naissance du blason de Daix (visible dans la salle d'accueil au public de la mairie) réalisé par le Maître verrier Marcel Weinling.

Il se lit : "De gueules au gril d'argent au chef bandé d'or et d'azur de six pièces et à une bordure de gueules".

Le gril symbolise Saint Laurent, un des deux saints-patrons de Daix. Les ornements extérieurs en soutiens symbolisent deux des produits qui firent la richesse de Daix : la vigne et les petits fruits ; deux oiseaux (des coucous), couronnent le tout.
 
LES DAIXOIS SONT AUSSI DES ..."COUCOUS" !

On dit qu'au Moyen-âge, les quelques dizaines d'habitants, du village d'alors, résidaient sur le plateau Saint Laurent. L'église, chapelle romane du XI ème ou XII ème siècle, se trouvait, quant à elle, au centre du cimetière.
 
Les villageois trouvaient refuge sur cette colline en cas d'attaques, fréquentes en cette période moyenâgeuse. Il leur restait à descendre pour chercher l'eau de la source qui alimentait le lavoir...

Quand la paix s'installa dans le pays, les habitants de la colline décidèrent de construire leurs maisons au bas du coteau, près de la source indispensable à leur vie quotidienne...

C'est ainsi que, pour ceux des communes voisines, ils devinrent des "Coucous" ... ceux qui changent de nid !